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 histoire fantasy

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terrasaan

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MessageSujet: Re: histoire fantasy   Jeu 25 Fév 2016 - 11:22

C'est gentil Yunie. C'est vraiment par contre toi, j'espère que tu le comprends, mais y'a des gens sans scrupules partout... C'est triste, d'ailleurs. 
J'en viendrais presque à regretter les lampadaires, les poubelles et les bouches d'incendie... même eux sont plus corrects.

Cela étant, je sens bien que tu es sur ta faim (qu'est-ce que ça mange d'habitude les renards?), je te propose donc de poster, si tu veux, le premier chapitre. Je l'ai relu hier et je me suis dit que je ne prendrais pas grand risque (Il ne dévoile presque rien de l'intrigue  ).

Franchement vous m'avez beaucoup aidé, avec Nara, donc je trouve que c'est la moindre des choses. Bon, j'avoue qu'il y a aussi un petit côté intéressé de ma part; si je peux rendre mon manuscrit meilleur tout est bon. 

Par contre, le 2ème, ce ne sera pas possible. Du coup, c'est pas forcément génial pour vous non plus. A toi de voir, c'est comme tu veux. 
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Yunie
Kami-Kitsune
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MessageSujet: Re: histoire fantasy   Jeu 25 Fév 2016 - 16:51

Ne t'inquiètes pas, je vais juste fomenter un coup d'état avec les lampadaires, les poubelles et les bouches d'incendie (huhuhu ) envers toi pour que sous la torture tu nous donnes tout (hahahaha).

Bref, trêve de plaisanterie soyons sérieuse (hum)...
Je comprends, et je suis d'accord tu ne sais pas quelle renarde je suis (), donc "mère de sureté" c'est mieux ^-^

Je vais me faire un gigot de Terrasaan aujourd'hui car il me laisse sur ma faim le bougre!

Bon puisque tu te rattrapes en proposant ton premier chapitre, je vais ranger les ustensiles que j'avais judicieusement sortie et les légumes qui vont avec....

Pas de soucis, je me dis que "un" c'est mieux que rien ^-^
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terrasaan

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MessageSujet: Re: histoire fantasy   Jeu 25 Fév 2016 - 21:22

Hihihi, j'ai bien rigolé en lisant ton commentaire. Mais quelle sadique quand même 
                                                           
Je suis content d'éviter de finir en steak (pourquoi j'ai l'impression que ça finira quand même par arriver... mystère). Je vais essayer de bien profiter de ma survie provisoire. Au fait, avec quels légumes avais-tu prévu de me cuisiner? Un gigot de terrasaan n'est pas forcément simple à agrémenter (la viande est particulièrement coriace et âpre  ).

Bon, si tu veux lire le premier chapitre j'essaierais de trouver un moment pour le mettre (en te faisant quand même attendre un peu, histoire de pouvoir vivre quelques jours de plus. Sinon se serrait pas drôle ).

Pour en revenir à cette histoire de coalition, je pense qu'il va falloir y ajouter les toilettes. Pas plus tard qu'il y a quelques minutes, elles m'ont encore attaqué. Franchement, ça en devient insupportable. On ne peut même plus poser une pêche tranquillement sans se faire arroser le postérieur  .
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terrasaan

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MessageSujet: Re: histoire fantasy   Lun 29 Fév 2016 - 10:26

Ca y est, j'ai réussi à trouver un moment pour mettre la suite (je pensais le faire plus tôt, mais je ne pouvais pas à la fois lire vos superbes projets et poster en même temps   ).

Pour ce qui est du chapitre en lui-même, je préviens tout de suite: ce n'est pas le meilleur que j'ai écrit, donc ne vous attendez à rien d'exceptionnel (pas que je le considère comme mauvais, mais contrairement à la suite il ne s'y passe quasiment rien, ce qui le rend assez lent. Enfin bon, vous vous ferez votre propre opinion).
Ce premier chapitre n'étant qu'une entrée en matière, je ne lui demande rien de plus que d'amener le lecteur au chapitre deux. S'il remplit déjà cette fonction, ce sera déjà pas mal. Du coup, n'hésitez pas à me donner votre avis, critiques (comme d'hab: je mords, mais pas trop fort  ), et les améliorations potentielles auxquelles vous penseriez.

Alors, bonne lecture. J'espère que ça vous plaira   .


Chapitre 1


   Une vaste étendue d’eau, tellement vaste que l’œil avait du mal à définir les contours de ce qui devait être, au loin, une berge opposée. Un soleil éblouissant se reflétait à sa surface en se teintant d’une jolie couleur bleutée. Sur la droite, une colline, en haut de laquelle se dressaient fièrement les murs d’un château austère qui surplombait tout le paysage environnant. Un sentiment de plénitude, soudain voilé par une certaine tristesse, accompagnée d’un profond regret. Puis une ombre s’étendit et le garçon ouvrit les yeux sur un endroit totalement différent.
   Il eut une première pensée, logique, celle d’avoir rêvé ; puis une angoisse surgit, dont il ne comprit pas la provenance. Les dernières miettes de rêve finirent par s’envoler et le garçon se réveilla tout à fait. Il promena son regard sur la pièce alentour et sentit son angoisse continuer à monter en lui, jusqu’à devenir presque étouffante.
   Pourtant rien de ce qu’il voyait autour de lui n’était de nature inquiétante. Au contraire, la pièce était accueillante, presque chaleureuse. Hormis le lit sur lequel il était couché, et se trouvant dans un coin, le reste de l’espace était occupé en grande majorité par des livres. Toutes les tailles étaient représentées, alignées sur les étagères de grandes bibliothèques. Les murs en étaient recouverts comme une tapisserie. Les seules exceptions étaient deux espaces distincts ; l’un était occupé par une porte en bois massif, et l’autre par une cheminée de pierre dans laquelle ronflait un feu dégageant une douce chaleur. Au centre de la salle se trouvait un grand tapis aux couleurs ternies par le temps, sur lequel reposait une petite table ronde à piétement triple, artistiquement travaillé pour ressembler à la patte d’un quelconque animal aux griffes acérées. Un fauteuil crapaud permettait de s’asseoir à celle-ci. La majorité de la lumière éclairant l’espace se déversait par un immense vitrail se trouvant au-dessus de la plus petite des bibliothèques. Celui-ci représentait de manière très précise de nombreux bateaux voguant sur la mer en direction d’une destination qu’eux seuls connaissaient.
   Cette pièce était donc à l’évidence consacrée à la connaissance et au savoir. De plus, elle semblait pour le moins confortable. Alors pourquoi provoquait-elle de telles angoisses chez le jeune homme ? Ce n’était pas comme si elle était lugubre. Oui, mais ce même jeune homme n’avait pas la moindre idée de l’endroit dans lequel il se trouvait. Pire encore : il se rendait soudainement compte qu’il ne se souvenait plus de rien. Il se mit aussitôt à chercher dans sa mémoire, examinant, fouillant avec frénésie la moindre parcelle, le moindre coin d’ombre de son cerveau pour essayer de tirer un semblant de souvenir. Rien. L’angoisse devint pratiquement insurmontable et il se sentit vite au bord de la nausée. La salle sembla tourner sur elle-même et le garçon s’évanouit.
   Il se réveilla une nouvelle fois, se demandant combien de temps avait pu s’écouler. Ce second éveil fut une plus grande réussite. Bien sûr, la sensation de vide dans ses souvenirs était toujours présente, mais bien qu’il ne sût toujours pas ni qui il était ni même ce qu’il faisait dans cet endroit, il réussit tant bien que mal à juguler son angoisse. Celle-ci menaçait tout de même de rejaillir à tout moment et le garçon se mit aussitôt debout, bien décidé à trouver des réponses. Un rapide coup d’œil sur l’ensemble de la pièce lui permit de vérifier à nouveau que la seule sortie était la porte en bois massif, posée sur d’énormes gonds de fer. Il se dirigea donc sans hésitation dans cette direction. Il tira de toutes ses forces sur la poignée, puis poussa pour essayer de la faire bouger ; rien n’y fit. Elle était verrouillée. Il était bien enfermé. Il cria, hurla pour obtenir de l’aide, mais aucun son ne se fit entendre de l’autre côté de la porte. Vacillant un moment, il s’appuya contre la bibliothèque la plus proche et s’obligea à respirer afin de se calmer.
   Ce fut difficile : toutes ses pensées partaient dans toutes les directions, cherchant des réponses qu’elles ne trouvaient pas. Il finit néanmoins par trouver un semblant de sérénité, suffisant pour commencer à réfléchir.
   Bon, puisque la porte est fermée, tu peux essayer de trouver une autre sortie, pensa-t-il. Allez mon vieux, t’as une fenêtre juste en face de toi. En plus elle n’a pas bien l’air solide. Alors, tu vas aller regarder si tu peux voir quelque chose à travers, et tu la démolis pour te barrer d’ici le plus vite possible.
   Agir était plus facile que de réfléchir, cela lui permettait de mettre un peu de côté le sentiment d’oppression qu’il contenait difficilement dans sa poitrine. Sans essayer plus longtemps de se triturer les méninges, il traversa la pièce. Posant ensuite le pied sur la première barre de l’échelle coulissante adossée contre la bibliothèque, il commença à grimper. Il dut se hisser sur le haut du meuble pour atteindre la paroi de verre. Il tenta alors de distinguer, à travers les différentes couleurs composant le vitrail, ce qu’il y avait au-dehors. Cela n’était pas facile. Le verre utilisé était particulier et semblait déformer complètement ce qui se trouvait derrière. Pour autant, il était pratiquement certain de distinguer une vaste plaine herbeuse où étaient plantés çà et là de grands arbres solitaires.
   Parfait ! songea le garçon, au moins, je vais bientôt respirer de l’air frais.
   La descente risquait d’être plus problématique. Étant donné la hauteur qu’il semblait y avoir entre le bord de la fenêtre et le sol, ça n’allait pas être une partie de plaisir. Haussant les épaules, il décida de s’en occuper plus tard, espérant que les pierres composant le mur de la pièce lui permettraient de descendre sans trop de risques.
   Il retourna donc sur le sol, prit le plus lourd volume qu’il trouva dans la bibliothèque – s’apercevant à peine au passage que le titre sur la couverture était composé de runes, dont il ne comprenait pas la signification – et le lança de toutes ses forces contre la vitre. Au lieu de la traverser en la brisant, comme la logique l’aurait voulue, le livre rebondit juste en rendant un son sourd et retomba au pied du jeune homme. Abasourdi, il mit quelques secondes à réagir. Ce n’était pas possible ! Le bouquin devait bien peser dans les deux ou trois kg. Le vitrail n’aurait pas dû résister.
   Refusant de s’avouer vaincu si facilement, le garçon ramassa le livre et grimpa à l’échelle. Après tout, peut-être l’avait-il lancé de trop bas ? La distance avait dû amoindrir la force de la projection. Il décida donc de retenter la même chose depuis le sommet du meuble. En prenant bien soin de ne pas basculer, et de se tenir loin des éventuels débris de verres qui pourraient être catapultés à l’intérieur par la violence du choc, il relança le livre. Cette fois, celui-ci rebondit plus loin, comme s’il avait rencontré une surface élastique et non du verre. Hésitant à peine une seconde, et sans faire nullement attention à sa propre sécurité, le garçon donna de violents coups de pied dans le vitrail. Chacun des coups avait beau être donné avec la plus grande fureur, ils ne permirent pas pour autant de donner plus de résultats. Au bout d’un moment, le garçon finit par se rendre à l’évidence : cela avait beau l’aider à se défouler, et à se débarrasser un peu de sa frustration, cela ne changeait rien à la situation.
   Il redescendit et s’assit lourdement dans le fauteuil au centre de la pièce, épuisé et abattu. Laissant son regard se perdre dans les flammes du feu de cheminée, il permit à son esprit de vagabonder le long des mille et une questions qu’il s’était déjà posées et auxquelles il ne trouvait toujours aucune réponse évidente. Il finit par entrevoir un nouvel espoir : quelqu’un avait bien allumé le feu.
   À moins que ce soit moi qui l’ai fait, songea-t-il, diminuant quelque peu son enthousiasme.
   Après réflexion, il y avait peu de chance. Il était peu probable qu’il soit rentré dans cette pièce, ait fermé une porte sans serrure de l’intérieur, puis ait allumé un feu et se soit couché pour se réveiller le lendemain amnésique. Non, décidément c’était absurde et il n’y croyait pas. Donc maintenant, il lui suffisait d’attendre que l’on vienne lui ouvrir. Le feu allait finir par s’éteindre et quelqu’un viendrait le rallumer. Et puis, il faudrait bien qu’il mange.
   Bon d’accord, ce n’était qu’un vague espoir, mais il valait mieux se raccrocher à ça que de penser qu’on allait le laisser mourir de faim, et dans le noir en plus. Notant la baisse de luminosité délivrée par la fenêtre, il soupira. Seul le feu continuait à rougeoyer indifférent à ce qui l’entourait et à ses tourments. Il vaudrait mieux songer à se reposer, la nuit pouvait porter conseil. De toute façon, il y avait peu de chance qu’une solution lui apparaisse comme une illumination, alors autant se reposer en attendant la venue d’une nouvelle journée. S’arrêtant sur cette résolution, il se dirigea vers le lit. Il était pourtant persuadé qu’il aurait bien du mal à trouver le sommeil. Il n’avait pas tout à fait tort.

   La deuxième journée se révéla plus angoissante encore que la première. Tout d’abord, parce que le garçon avait très mal dormi. Ayant un mal fou à trouver le sommeil, il s’était tourné et retourné jusqu’à ce que les draps du lit soient trempés de sueur. Ensuite, parce qu’après avoir décidé de se lever – bien que la lumière du jour se montrât à peine –, deux nouvelles interrogations vinrent s’ajouter aux précédentes. En effet, il aurait dû commencer à ressentir une faim dévorante. Après tout, même s’il était difficile de déterminer combien d’heures s’étaient écoulées depuis son premier réveil, il savait que son estomac aurait dû le rappeler vivement à l’ordre. Or, ce n’était pas du tout le cas. Au contraire, il ne ressentait pas la moindre faim ou soif. De plus, le feu de la cheminée ne donnait pas de signes de faiblesse, ce qui semblait pour le moins impossible. Et comme il était improbable que quelqu’un ait pénétré dans la pièce sans qu’il s’en aperçoive...
   En s’approchant du feu, il remarqua l’état des bûches dans l’âtre ; elles étaient exactement les mêmes que la veille. Le garçon fronça les sourcils. Décidément, beaucoup trop de choses lui échappaient.
   Au vu de la situation, le garçon considéra peu probable qu’on lui vienne en aide dans l’immédiat. Il décida donc d’étudier sa prison plus en détail, dans le but de trouver quelque chose qu’il lui aurait échappé auparavant. De là découlerait peut-être un semblant de réponse ? Il tomba rapidement sur le livre dont il s’était servi la veille. Il était ouvert, les pages contre le sol. Contrairement à la première fois qu’il avait tenu l’ouvrage, la couverture lui parut beaucoup plus intéressante. Il le ramassa et commença à l’examiner. Un filet doré entourait les deux pages de couverture, toutes les deux d’un noir d’encre. Au milieu, quatre lettres dorées semblaient former le titre de l’ouvrage. Ces lettres étaient singulières. Il n’arrivait pas à les lire, ce qui en soi n’était pas si étonnant vu le l’état de ses souvenirs, mais il avait le sentiment qu’il n’aurait pu les déchiffrer, même si ses souvenirs avaient été intacts.
   Il s’empressa d’ouvrir le livre à une page quelconque et découvrit à l’intérieur des pages et des pages d’écriture. Celles-ci ne lui posaient aucun problème.
   Pris d’une certaine excitation, il repartit au commencement du manuscrit et lut les premiers mots avec avidité :
   Bien que la magie soit en elle-même une discipline pleine de mystères, et bien que nombre de mages et de sages de tous temps aient essayé de percer ces derniers, peu sont aussi intéressants à étudier et aussi énigmatiques que l’alphabet runique. Celui-ci compose l’écriture magique qui permet, lorsqu’il est écrit sur une surface dure, de créer des sorts d’un grand équilibre et de longue durée, parfois mêmes permanents. Mais de l’utilisation de celui-ci, nous ne discourrons pas dans cet ouvrage. Ce livre n’a pas valeur à apprendre à utiliser de tels sortilèges, mais de rassembler l’ensemble des connaissances actuelles (ou supposition) concernant ce magnifique alphabet ainsi que de permettre l’apprentissage de celui-ci.
   Le garçon interrompit sa lecture et referma sèchement le livre avec un grognement d’exaspération. Sa première réaction fut de penser à ce qu’il venait de lire comme à un tissu d’absurdités. La magie n’existait pas. Puis, il commença à se poser la question, faisant vaciller ses certitudes. L’existence de la magie n’était pas forcément impossible. Son cerveau semblait penser que celle-ci ne pouvait avoir de réalité, mais en fait, il n’en avait pas de preuve. Ne sachant que faire ou penser, il prit un autre livre, puis encore un autre sur une bibliothèque à l’opposé de la pièce. Tous traitaient le sujet sous différents angles, mais il semblait que le seul thème abordé et débattu de ces ouvrages fut la Magie.
   Un doute l’assaillit. Est-ce qu’on ne cherchait pas à le mener en bateau, à lui faire croire à des choses qui n’existaient pas ? Il pouvait très bien avoir été enlevé par une secte en mal de disciple. Il est vrai que c’était un peu tiré par les cheveux, mais ça permettait d’expliquer une partie des événements. Après tout, si on l’avait drogué afin de lui faire perdre ses souvenirs, par exemple, on pouvait également lui avoir donné un produit qui empêchait d’avoir faim et soif. Il se pouvait aussi que le bois se trouvant dans la cheminée fît partie d’une espèce d’arbre qui brûlait très lentement et dont il n’avait pas connaissance. Comme il n’avait plus de souvenirs, rien n’était plus certain et tout ce qu’il pouvait imaginer pouvait être possible... ou non. Sans données supplémentaires, il était très difficile de se faire une idée.
   Au comble de la frustration, il attrapa le piétement de la table, souleva celle-ci, et se précipita pour lancer le meuble contre la porte. Celle-ci résista au traitement infligé sans même que la moindre trace du choc ne soit visible. La table, par contre, se brisa en plusieurs morceaux.
Un point partout, pensa le jeune homme avec ironie. La porte est plus solide qu’elle ne le devrait mais la table, elle, ne l’est pas.
   Sans plus de réponse qu’auparavant, il s’assit à nouveau dans le fauteuil, à présent seul au milieu de la pièce, se retrouvant, du coup, dos à la porte et aux débris de la table qui jonchaient le sol.
   Pendant de longues minutes, il s’abandonna dans l’examen des motifs du tapis sous ses pieds. Celui-ci était composé de nuances de marron et vert entrelacées mais ne semblait par former de dessin particulier. Pourtant le garçon y voyait parfois des images que son cerveau s’amusait à imaginer. Au moins cette activité sans intérêt lui permit-elle peu à peu de se calmer.
   Soudain un léger bruit, si léger qu’il lui sembla l’avoir rêvé, finit par le sortir de son engourdissement et le fit se retourner. Il bondit aussitôt de son fauteuil, tous ses sens en alerte. La table était toujours au même endroit, sauf que maintenant elle était debout, et surtout parfaitement intacte. Il n’arrivait pas à en croire ses yeux. Quelques minutes auparavant, il avait tellement souhaité avoir une preuve de l’existence de la magie, qu’il semblait étonnant de constater à quel point maintenant qu’il l’avait, il était terrorisé. Les battements erratiques de son cœur finirent tout de même par se calmer. Avec beaucoup de précautions, il s’avança vers la table. Posant la main dessus, il s’attendit presque à ressentir quelque chose d’inhabituel. Pourtant, il n’en fut rien. Elle semblait parfaitement normale.
   La lumière du soleil éclairait maintenant les moindres recoins de la pièce et le garçon aperçut du coin de l’œil quelque chose sur le sol, près du mur, juste à côté de lui. Il s’agenouilla et examina de plus près la surface pierreuse. Il y avait effectivement quelque chose de dessiné, ou de gravé peut-être ? Pas étonnant qu’il ne l’ait pas remarqué plus tôt. Il fallait pratiquement avoir le nez dessus pour distinguer une mince bande de dix centimètres, à l’intérieur de laquelle il y avait des formes. Ces dernières ressemblaient étrangement à celles des runes du grimoire consulté un peu plus tôt. Cela y ressemblait, mais comment savoir ? Les symboles étaient à peine visibles, même alors qu’un rayon de soleil éclairait à présent une portion du dessin. Le garçon passa la main dessus pour essayer de sentir une rugosité, ou le vide caractéristique laissé lorsque l’on gravait quelque chose. Il fut déçu. Rien ne prouvait qu’un quelconque instrument ait été utilisé pour tracer ces signes sur le sol. En parcourant des yeux et de la main la bande le long du mur, il comprit vite que celle-ci continuait plus loin. Il la suivit donc et parcourut ainsi l’ensemble de la pièce. Les symboles continuaient partout le long des bibliothèques, contre la porte, et il en trouva même derrière le lit, une fois celui-ci déplacé. La pièce en était entourée. Quant à savoir pourquoi ces runes étaient là, ou même, ce qu’elles voulaient dire, cela restait un mystère. Quelque chose lui disait pourtant qu’il trouverait les réponses à ces deux questions dans les livres qui l’entouraient. Il était temps d’avoir des explications... et il savait exactement quoi faire pour les obtenir.
   Mais avant de s’atteler à la lecture de plusieurs centaines d’ouvrages, il voulait tenter une dernière expérience. Il souleva donc à nouveau la table, et après l’avoir lancée contre la porte, entreprit de la réduire consciencieusement, à l’aide de ses pieds, en un tas de bois. Une fois la table passablement détruite, il la laissa où elle était et retourna s’asseoir dans le fauteuil en prenant bien soin, cette fois, de le tourner en direction des débris.
   Il attendit, patienta, ses yeux devenant de plus en plus irrités à force de ne pas les cligner. Les minutes s’écoulèrent et toujours rien ne se passait. Il décida pourtant de continuer à observer en s’évertuant à la patience. De toute façon, il ne savait absolument pas combien de temps s’était écoulé pour que le phénomène se produise la première fois.
   Au moment où il se disait que cela devait bien faire une heure qu’il attendait et que quelque chose avait dû lui échapper, la table s’éleva de quelques centimètres et les morceaux commencèrent à se recoller les uns aux autres. Très vite le guéridon fut à nouveau entier, en parfait état. Il se reposa alors doucement sur le sol. Au moment de toucher terre, le contact du bois sur la pierre produisit un léger son. Celui-ci rappela immédiatement au jeune homme celui qu’il avait cru entendre la première fois, assis dans ce même fauteuil.
   Après un instant de stupéfaction, un mince sourire s’étira doucement sur ses lèvres.
   Bon bah, tu sais ce qu’il te reste à faire, pensa-t-il pour lui-même.
   En effet, il lui semblait évident qu’il devait bien y avoir, dans l’un des livres l’entourant, un moyen de sortir de sa prison. La première image qui lui vint à l’esprit fut celle d’une porte en bois massif explosant et libérant ainsi le passage. Il éclata de rire, le premier depuis deux jours, ressentant un vent d’optimisme se répandre en lui. Après tout, il avait le temps qu’il lui fallait pour trouver une solution puisqu’il semblait exclu qu’il meurt de faim ou de soif. Et puis, il serait bien étonnant qu’il n’arrive pas à trouver un moyen de s’échapper dans l’un de ces livres.
   Un léger trouble vint cependant obscurcir quelque peu sa joie. En effet, si ses ravisseurs avaient laissé tous ces bouquins c’était, soit qu’il n’y avait rien d’utile dedans, et à ce moment il s’apprêtait à perdre beaucoup de temps, soit qu’ils savaient pertinemment que le garçon ne possédait pas les capacités permettant d’utiliser ces informations. Heureusement, il existait une dernière possibilité : qu’il y ait encore quelque chose qui lui échappait ! Cette dernière option était de loin celle qui lui laissait le plus de chances et il choisit donc d’ignorer les autres.
   Laissant son visage baigner dans la lumière d’un rayon de soleil, il se délecta, pour un court moment, de ce contact sur sa peau. Ses soucis semblèrent s’envoler. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il tourna un regard déterminé vers les livres se situant droit devant lui.

   Il allait leur arracher leurs secrets. Il allait apprendre la magie. Il allait sortir d’ici.


Voili, voilou, voilà (troisième acte). Les tomates vont être distribuées  .
Pendant ce temps, moi aussi je vais aller bouquiner. J'ai notamment un premier chapitre de Kare wa diablo qui m'attend. A table ! 
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Yunie
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MessageSujet: Re: histoire fantasy   Mar 1 Mar 2016 - 12:17

Alors tout d'abord, je suis dégoutée car j'avais fait un superbe résumé sur ton chapitre et au moment de valider pouf, il s'avère que plus rien, j'ai été déconnectée hhahahhahahahaha

Bref, je vais faire plus concis, tout d'abord je voudrais savoir quelle tranche d'âge vise-tu avec ton œuvre?

Je te demande ça, car en fait au fil de la lecture de ton chapitre, j'ai trouvé qu'un moment je lisais une notice sur les effets de la pénicilline saupoudré d'un zeste de sucre glace. (Je sais ma comparaison est pourave).
Pourquoi je dis ça... Tout simplement parce que je pense que le langage que tu utilises et que je dirais de soutenu donne trop de lourdeur à ton chapitre, voir est un tantinet trop "guindé" pour une œuvre qui se veut "fantaisiste" justement! A mon humble avis, tu veux apporter ou montrer que tu as une bonne base de vocabulaire, mais je pense qu'un langage plus léger aurait été moins lourd. Style familier, ou courant, voir Terrasaniesque (vient du mot Terrasan ^-^), aurait apporté une touche plus personnelle.

Les mots piètement et erratique sont trop lourd pour une œuvre fantaisiste. Ils donnent un effet pesant et je suis sûre que malgré moi je n'ai pas compris la structure de ta table....
Car dans ma tête la table, elle a un gros pied en forme de chat ou un truc dans le genre.... Bref, ledit objet réapparaît plus tard et cette fois-ci sert de bélier au personnage.... je suis surprise que le garçon ne semble pas décontenancé par cette superbe force qu'il a d'un coup et moi je me suis retrouvée un peu perdue et avec des questions. Certes tu dis que la table est aussi fragile que du verre, mais tu ne dis pas si c'était aussi léger que tel.
Pour le mot erratique, j'aurais utilisé cavalcade, ou désordonné, ou tohue-bohue ou autre mais pas ce mot.
Après, j'ai trouvé qu'il y avait des incohérences.... de style peut-être? Car j'ai bien compris que ta pièce était fournis en livres mais quel espace fait-elle?
Car de hauteur j'ai eu l'impression qu'elle était haute mais au vu de la manière dont le garçon est descendu les doigts dans le nez, qu'alors il avait l'air de se demander devant le vitrail s'il pourrait y arriver, j'en déduis qu'il a le pouvoir de lévitation ou qu'en faite ce n'était pas si haut que ça.

Sinon, on ressent bien l'effet de confinement que ressent le protagoniste, juste un peu déçu qu'on n'ait pas de descriptif mais succinct sur lui.
De même pour le passage du vitrage, je trouve qu'il manque de l'acharnement de la part du personnage ou de l'analyse de contact sur la structure de l'objet.
Pareil pour le perso, il se réveille d'un rêve sur lequel il se demande si c'est un rêve dans un lieu inconnu, il ne semble pas vérifier tout d'abord son état de santé globale (mentale, physique)... En gros, je trouve qu'il manque un approfondissement de sa surprise sur lui et l'état des lieux.
Et je suis décontenancée par la facilité à laquelle il se remet de ne plus avoir ni faim et ni soif.... Qu'alors que c'est quelque chose d'humainement normale de la vie de tous les jours, à moins que ce soit voulu que le personnage prenne avec désinvolture les événements chamboulateur comme si de rien n'était, acceptant avec fatalisme l'état de fait qu'il soit prisonnier, dans une sorte de réalité-spatiotemporelle.

Bref, le point le plus noir je dirais c'est le langage que tu as pris, un peu trop soutenu pour une œuvre aussi fantaisiste, certes pour le descriptif du Yiils ça passait mais là, c'est un tantinet trop lourd.
Essaye de faire des phrases plus légères, dansantes et fluides. Comme une source d'eau.


Hahaha, les tomates je les gardes pour l'entrée avant le plat principale "cuisse Terrasan, à la sauce aux champignons mignons ^-^).


PS: Contente de lire tes avis pour les projets qu'on fait ou qu'on a fait et merci pour tes encouragements.
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terrasaan

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MessageSujet: Re: histoire fantasy   Sam 5 Mar 2016 - 15:50

De rien, vos projets sont super. 
Merci pour ta critique. Elle a le mérite d'être honnête.
Maintenant, il ne me reste plus qu'à voir ce que je peux en faire. Je sens déjà le mal de tête arriver.
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MessageSujet: Re: histoire fantasy   

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